Sur les pas d'Émilie

L'arrivée des immigrants dans le port de Montréal au XVIIIè siècle.
Peinture par William Raphaël, 1866.
Musée national du Canada - Ottawa.

 

Connaître la vie de Madame Émilie Tavernier-Gamelin signifie :
 
  • enrichissement personnel
  • amour de cette grande Dame montréalaise
  • incitation à l'imiter
 

Un pèlerinage intitulé

Sur les pas d'Émilie

s'est avéré un excellent moyen d'approfondir la connaissance et la compréhension du trop court séjour terrestre
de la vénérable fondatrice
de la communauté des Sœurs de la Providence.

Madame Gamelin et, plus tard, Mère Gamelin surnommée
" La Providence des pauvres "
a cheminé dans le Vieux-Montréal,
à titre de jeune fille, d'épouse, de mère,
d' "Ange des prisonniers politiques",
d'amie des pauvres de toutes catégories.

Il nous sera donc bénéfique de fouler ce sol et de croire que vraiment les objets inanimés ont une âme
et font revivre d'innombrables souvenirs.

Bonne route
"Sur les pas d'Émilie"


… Centre Émilie-Gamelin

Décembre 1998

 

 

Naissance d'Émilie

Émilie Tavernier


Date : 19 février 1800
Lieu : Montréal
Père : Antoine Tavernier
Mère : Marie-Josephte Maurice

La Terre Providence

Ce terrain appartenait
aux frères Basset qui en firent don aux Religieuses Hospitalières
de Saint-Joseph (Hôtel-Dieu).
Celles-ci le nommèrent
"Terre Providence".
En 1791, ce terrain fut loué à
M. Antoine Tavernier.

Adresse de la maison Tavernier
Vraisemblablement :
à l'endroit du
4572, rue Jeanne-Mance,
près de la rue Mont-Royal.
C'est sur ce site
que naquit Émilie.
Limites de la
Terre Providence
à Montréal
Au nord : rue Bernard
Au sud : rue Sherbrooke
À l'ouest : avenue du Parc
À l'est : rue St-Urbain

Lieu de prière d'Émilie

 
Émilie aimait aller prier à la
Chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours
 
Cette chapelle située au 400 est, rue St-Paul, dans le Vieux-Montréal, fut construite en 1657 à la demande de Marguerite Bourgeoys, fondatrice de
la Congrégation de Notre-Dame.
Quoique incendiée plusieurs fois, cette chapelle devint un lieu de pèlerinages dès 1673. La construction actuelle date de 1771.
 
La petite statue miraculeuse de
Notre-Dame-de-Bon-Secours
y fut installée d'une façon permanente en 1988.
La tour de la chapelle présente une très belle vue sur
le Saint-Laurent
et sur la ville de Montréal.
Elle date du 17e siècle.
Les Sœurs de l'Asile de la Providence,
celles de la Maison mère de la rue Fullum
et autres maisons de la ville,
avaient l'habitude de faire le pèlerinage, à pied,
chaque année, à la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours.


Peinture de Théophile Hamel

À l'entrée de la chapelle
Notre-Dame- de-Bon-Secours,
au plafond, on remarque une peinture représentant des malades du typhus secourus par une Sœur Grise, une Sœur de la Providence et une Sœur de l'Hôtel-Dieu.

Cette peinture est l'œuvre de
Théophile Hamel
qui l'a exécutée à la demande de
Monseigneur Ignace Bourget,
alors évêque de Montréal,
qui en avait fait voeu, à l'occasion de l'épidémie.
Nous trouvons une réplique de cette peinture au
Musée des Sœurs de la Providence à la Maison mère.


Ex-voto

 

 

Les petits bateaux suspendus sont des preuves de la gratitude des matelots envers la Vierge qui les avait protégés. Les petits coeurs, dans le sanctuaire, voulaient aussi exprimer la gratitude des pèlerins envers Marie.

Le 26 mai 1849, Mère Gamelin a offert deux coeurs en bronze doré dans lesquels elle avait inséré les noms des sœurs vivant à cette époque et ceux de ses protégées.

  

Madame Gamelin parcourt
le Vieux-Montréal

 
Maison du Calvet

La Maison du Calvet, construite en 1725 et portant le nom de son propriétaire, Pierre de Calvet, est une des plus anciennes maisons de Montréal.

Elle a déjà renfermé une table du réfectoire des premières Sœurs de la Providence. Cette table est maintenant conservée au Musée des Sœurs de la Providence.

 

Rue Saint-Paul

Mère Gamelin a parcouru une des plus anciennes artères de Montréal, la rue Saint-Paul, pavée en 1672. Cette rue fut nommée Saint-Paul en l’honneur de Paul Chomedey de Maisonneuve, fondateur de Montréal. Monsieur de Maisonneuve s’y construisit une résidence en 1650.


 
Marché Bonsecours
 

L’édifice du Marché Bonsecours fut érigé entre 1845 et 1852. Mère Gamelin venait mendier pour ses pauvres auprès des fermiers qui y vendaient leurs produits.

 

 

Émilie grandit rue Saint-Vincent


Monsieur et Madame Joseph Perrault, oncle et tante d’Émilie, l’adoptèrent à l’âge de quatre ans, au décès de sa mère. Ils demeuraient rue Saint-Vincent. Émilie vécut son enfance et son adolescence avec eux.

Elle se lia d’amitié avec sa cousine Agathe Perrault qui devint Madame Maurice Nowlan, bienfaitrice de la communauté.

Mère Gamelin et le plus vieux
Palais de Justice

Construit entre 1850 et 1857, il servait de palais de justice et de prison. Mère Gamelin y visitait les prisonnières et les prisonniers.
Il était situé au numéro actuel 85 de la rue Notre-Dame Est.

Émilie à l’école

Émilie fut l’élève des Sœurs de la Congrégation Notre-Dame
à leur pensionnat de la rue
Saint-Jean-Baptiste.

Une plaque commémorative, à l’angle des rues
Le Royer et Saint-Laurent,
rappelle que le couvent où étudia
Émilie Tavernier
fut le site de la première école de Ville-Marie
fondée par Marguerite Bourgeoys.

 

Église paroissiale d’Émilie

L’Église Notre-Dame construite entre 1826 et 1829 est celle dans laquelle Émilie Tavernier et Jean-Baptiste Gamelin se sont mariés le 4 juin 1823 et ont fait baptiser leurs trois enfants. De plus, Monsieur Gamelin et ses trois enfants y ont bénéficié des prières et de l’office des défunts. Mère Gamelin s’agenouilla plusieurs fois à la balustrade qu’elle frappa pour supplier le Seigneur parce qu’elle n’avait plus de nourriture pour ses pauvres.

Émilie et le séminaire de Saint-Sulpice

Construit en 1683, le Séminaire de Saint-Sulpice était le lieu de rencontre de Madame Gamelin et, plus tard, de Mère Gamelin, avec son conseiller spirituel, Monsieur Jean-Baptiste Bréguier dit Saint-Pierre, sulpicien. C’est ce prêtre qui, en 1828, donna une image de la Vierge–des–Douleurs à Madame Gamelin. Devant cette image Madame Gamelin apprit la compassion pour les misères humaines.

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