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2016-08-05

50 anniversaire de vie religieuse - Sœur Linda Jo Reynolds

Maintenant, en cette année de mon jubilé d'or, je me demande en quoi consistera et où me mènera mon « aller plus loin » en 2017.

 

Sœur Linda Jo Reynolds, s.p.

J’ai manqué mes débuts dans la Providence lorsque j’ai vu le jour, alors que nous étions juste au bas de la colline de sur laquelle se dressait l’ancien St. Vincent Hospital, à Portland, Oregon (États-Unis). Cependant, cette introduction est venue à peine deux ans plus tard, quand ma mère m’a inscrite à la garderie Providence Academy (PAV), à Vancouver, état de Washington. Là, mon monde a commencé à s’étendre plus loin que ma mère et mes grands-parents, plus loin qu'être non-catholique et non-éduquée à la religion. Après trois ans à Providence Academy, ma famille a déménagé en Oregon. J’ai dû attendre d'avoir terminé l'école primaire publique et une année d’école secondaire avant de retourner à l'Academy, en 1962, pour continuer mon voyage « plus loin ».

 

Mes années à PAV ont été une période de découvertes: il me fallait trouver mon chemin comme non-catholique dans une école catholique pour filles; mémoriser les réponses latines pour la messe, juste pour les réapprendre en anglais après les changements liturgiques de Vatican II; m’ouvrir aux Saintes Écritures bien au-delà de ma compréhension d’école congrégationnelle du dimanche; être baptisée au sein du Peuple de Dieu; prendre conscience d'un appel à aller plus loin dans une culture inconnue appelée la vie religieuse.

 

Nous étions cinq diplômées PAV qui sont entrés chez les Sœurs de la Providence en 1965. L’établissement d’enseignement Providence Heights, à Issaquah, état de Washington, était encore neuf et rempli de religieuses : postulantes, novices, sœurs de vœux temporaires. On y trouvait aussi le personnel et les installations religieuses du College of Sister Formation of Seattle University (Collège de formation des sœurs de l’Université de Seattle), ainsi que du provincialat de la Province Sacred Heart. Les sœurs professes perpétuelles faisaient marcher la maison comme sur des roulettes.

 

Le 24 mars 1968, mes compagnes et moi avons prononcé nos vœux temporaires comme Sœurs de la Providence. En 1971, j’ai reçu mon diplôme en soins infirmiers de la Seattle University et j’ai déménagé à Oakland, en Californie, où j’ai commencé mon ministère à Providence Hospital.

 

Au printemps 1973, notre communauté locale a emballé le contenu de notre appartement en duplex dans un camion U-Haul et nous sommes revenues vers le nord-ouest du pays. Je me suis retrouvée au St. Elizabeth Hospital de Yakima, état de Washington, pour un stage dans les services d'urgence. Puis, en juin 1974, j’ai déménagé à Seattle pour commencer ma préparation à la profession perpétuelle.

 

À l’époque où j’avais déjà écrit ma lettre pour obtenir la permission de prononcer mes vœux perpétuels, nous avons reçu une lettre de notre supérieure générale annonçant l’ouverture d’une communauté locale des Sœurs de la Providence au Nigeria. Trois des sœurs étaient infirmières dans un petit hôpital de brousse à Koton Karifi, sur le fleuve Niger. Toutes trois étaient canadiennes-françaises dans un pays anglophone. Ma lettre demandant la permission à la profession perpétuelle a été suivie d’une demande de renseignement sur la raison pour laquelle des sœurs anglophones n’avaient pas été exigées pour ce ministère. Cette lettre a été une autre étape dans mon « aller plus loin ».

 

En réponse à ma lettre, Sœur Alice Hurtubise, Conseillère générale lien pour nos sœurs dans les missions à l’étranger, m'a inscrite à une session de missiologie d'un mois pour les missionnaires potentielles, à Toronto, Canada. Cette session a finalement été suivie d'un semestre de missiologie à l'Université Saint-Paul, à Ottawa. Au sein de la Congrégation, on m'a également transférée de la Province Sacred Heart pour être directement sous l'autorité du Leadership général en tant que potentielle missionnaire à l’étranger. En mai 1976, je vivais avec les sœurs de la communauté locale Béthanie, à la Maison Mère à Montréal, en attendant mon visa d’infirmière au Nigeria.

 

Je suis arrivé au Nigeria en mars 1977. Sœur Rollande Dufresne, qui célèbre son jubilé de diamant cette année, exerçait son ministère à la clinique ambulatoire, alors que j’étais en charge des patients hospitalisés à l’hôpital de brousse, qui avait initialement été exploité à Koton Karifi par le diocèse de Lokoja. La fin de semaine, j’accompagnais notre curé à plusieurs postes avancés de la paroisse, pour l’Eucharistie. J’ai tellement apprécié mon temps avec les catéchistes dans les postes avancés de la paroisse qu’après trois ans à l’hôpital, j’ai demandé un changement pour le ministère pastoral de la paroisse.

 

Au printemps 1981, nous, à Koton Karifi, et les deux Sœurs de la Providence de Lokoja avons discerné de mettre fin à nos ministères au Nigeria. Nous avons réalisé que puisqu'il n'y avait pas de Sœurs de la Providence pour d'augmenter nos effectifs nigérians et qu’un certain nombre de congrégations de religieuses locales avaient établi des ministères au sein du diocèse, il était opportun que nous fassions nos adieux.

 

A mon retour aux États-Unis, j’ai été retransférée à la Province Sacred Heart.  Après une année d’études à la Seattle University, j’ai commencé un ministère de deux ans à Blessed Sacrament avec les aînés et les reclus de la paroisse. Ce ministère a pris fin à l'été 1984, lorsque j’ai été nommée en tant que membre de l'équipe de formation du noviciat à Spokane, état de Washington.

 

Mes cinq années de « recyclage » au noviciat ont été une période de renouveau et de croissance intérieure. C’était une merveilleuse préparation pour entrer dans le discernement pour aller aux Philippines. Ce fut un autre « aller plus loin » quand moi et quatre autres avons été transférées au secteur philippin nouvellement établi. Nous sommes arrivées à Manille le 14 octobre 1989.

 

Pendant mes vingt-trois années de service en Asie, mes ministères ont varié de ceux au sein des établissements de la paroisse, au travail de formation avec nos nouvelles membres, puis à différents rôles de leadership du secteur philippin et de la Vice-province Our Lady of Providence.

 

Lors de notre Chapitre général 2012, j'ai été discernée pour être une membre de l’Équipe de leadership général à Montréal, en tant que Conseillère générale-secrétaire, jusqu'en 2017. Maintenant, en cette année de mon jubilé d'or, je me demande en quoi consistera et où me mènera mon « aller plus loin » en 2017.

 

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