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2016-08-05

60e anniversaire de vie religieuse - Sœur Hélène Julien

Cette année, j’ai le bonheur de célébrer dans la joie et la reconnaissance mon Jubilé de Diamant, 60 ans de Vie consacrée, dans la Communauté des Sœurs de la Providence.  Aussi, j’aime « faire mémoire du passé avec gratitude », « embrasser l’avenir avec espérance », et « vivre le présent avec passion » dans le sillage de notre fondatrice, la bienheureuse Émilie Gamelin.

 

Sœur Hélène Julien (Sœur Pierre-de-Rome)

 

Je suis née à Saint-Paulin, dans le diocèse de Trois-Rivières, la septième d’une famille de treize enfants.   Dès l’âge de cinq ans, je commençai à fréquenter l’école du rang Hunterstown, en compagnie de mes frères et sœurs.   Le trajet d’environ un kilomètre s’effectuait à pied, en toutes saisons.   L’institutrice était une personne de la région, engagée par les commissaires d’école de la municipalité.   À l’école, on apprenait bien le catéchisme, les prières du matin et du soir en français et souvent en latin; on récitait aussi le chapelet et on faisait le mois de Marie; on recevait donc un enseignement religieux complet.

 

Mes parents possédaient une grande ferme, héritée des ancêtres paternels.   Toute jeune, j’ai donc été initiée au travail: traire les vaches, jardiner, aller aux champs pour aider aux diverses corvées saisonnières.  Il fallait concilier les études et le travail, partagé avec les parents, pour assurer les revenus destinés à faire vivre une famille nombreuse.

 

À la fin de mes études primaires, je fréquentai l’École Normale des Ursulines à Trois-Rivières en vue de l’obtention d’un diplôme d’enseignement.  J’ai puisé à cette École les principes qui m’ont acheminée vers la vie religieuse.  La vie de ces Ursulines cloîtrées, si généreuses et si dévouées m’a fortement influencée.  Je me voyais, éventuellement, en costume d’Ursuline, mais la Providence m’a dirigée sur d’autres sentiers.  Après avoir enseigné durant trois ans dans une école de rang, j’ai senti en moi un impérieux appel à faire partie de la grande famille Providence.

 

Régulièrement, je rends visite à l’une de mes professeures ursulines qui vit encore à Trois-Rivières.  Quelle joie lorsque nous nous rencontrons pour rappeler des souvenirs des années 1950 à 1952! Cette religieuse m’avait, un jour, offert une image de la Vierge des Douleurs; à l’endos, on pouvait lire ces mots prophétiques: «Hélène, n’oubliez pas l’appel».  J’ai toujours conservé cette image-souvenir.

 

Le 16 juillet 1955, ma sœur Rachel et moi franchissons le seuil du postulat au 2311, rue Ste-Catherine Est, Montréal.  En juillet 1957, c’est l’heure de l’émission des vœux temporaires pour notre groupe de treize novices.  Le chant de l’«Ecce quam bonum et quam jucundum habitare fratres in unum… » retentit pendant que nous, jeunes aspirantes à la profession, défilons allégrement dans la grande allée de la chapelle de la Maison mère.  « Prends ma vie, Seigneur, prends ma vie Que ma vie devienne ta vie.  » C’est le don total au Christ et à l’Église pour vivre le charisme et la mission d’Émilie Gamelin.

 

Le 27 août 1957, je me rends à l’Institution des Sourdes-Muettes, au 3725, rue St-Denis, Montréal, œuvre pour laquelle j’ai reçu une obédience de la supérieure générale du temps, Mère Bérénice.  J’arrivais dans la Province Bourget, dont la supérieure était sœur Madeleine-du-Crucifix.  À l’Institution, la supérieure était sœur Louis-Gérard.  Ces trois religieuses ont marqué mes premiers pas dans la vie religieuse.  Aussi, je leur en rends un vibrant hommage, car de chacune d’elles, je conserve un excellent souvenir.

 

De 1962 à 1965, la Communauté, par l’intermédiaire de sœur Louis-du-Sauveur, directrice des études, m’a permis d’accéder à un plus haut niveau de scolarité à l’Institut Providence, établi à la nouvelle Maison mère, dans des locaux du Centre International Providence actuel.

 

En 1965, je suis retournée à l’Institution pour y enseigner jusqu’en 1971.  Alors que la Commission Scolaire de Montréal prenait en charge l’intégration des étudiants venant des Institutions, gérées par les Sœurs de la Providence et les Clercs de Saint-Viateur, je postulai pour enseigner à la Polyvalente Lucien-Pagé.  J’ai donc œuvré auprès des adolescents sourds jusqu’en 1995.  Pendant plusieurs années, je fus affectée au poste de professeure itinérante.  Mon rôle était d’assurer le suivi des étudiants et de faciliter leur intégration en leur servant d’interprète.

 

En 1996, parvenue à l’âge de la retraite de l’enseignement, je rêvais d’un emploi où je pourrais travailler en informatique.  La Providence a-t-elle entendu la voix de mes rêves? En avril, je recevais un appel téléphonique de sœur Yolande Gagnon, supérieure de la province Notre-Dame.  Elle me dit: «Veux-tu aller rencontrer sœur Pierrette Chevrette, conseillère-secrétaire générale, je pense qu’elle a quelque chose pour toi?» La rencontre a eu lieu.  Le 9 avril 1996, je commençais à travailler au secrétariat général.  Depuis vingt ans, j’y accomplis diverses tâches: responsabilité de la base de données, révision des rapports mensuels des provinces, mise à jour du cahier d’adresses, recherches, révision de textes, etc.

 

Depuis l’an 2000, je réside à Providence Notre-Dame-de-Grâce, une résidence pour personnes âgées.  Avec deux autres sœurs SP, je fais partie de l’équipe de Pastorale.  J’aime rencontrer les personnes, les encourager, leur sourire, m’intéresser à leur vécu.  Tous les samedis soir, un prêtre vient célébrer la messe.  C’est un moment privilégié que tous vivent dans le plus grand recueillement.  La présence des sœurs de la Providence est très appréciée pour la réalisation de cette liturgie et pour certaines activités dans cette maison.

 

Cette année, j’ai le bonheur de célébrer dans la joie et la reconnaissance mon Jubilé de Diamant, 60 ans de Vie consacrée, dans la Communauté des Sœurs de la Providence.  Aussi, j’aime « faire mémoire du passé avec gratitude », « embrasser l’avenir avec espérance », et « vivre le présent avec passion » dans le sillage de notre fondatrice, la bienheureuse Émilie Gamelin.  Grâces soient rendues au Seigneur pour tous ses bienfaits! 

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