Augmenter la taille du texte

PIONNIÈRES ET MISSIONNAIRES

Soeur Marie-Amédée (Marie-de-Lima Provost)

Biographie

Soeur Marie-Amédée paraissait taillée sur mesure pour la mission dans le nord-ouest canadien. Elle adorait voyager dans la brousse, camper et cuisiner sur le feu. Cela l’enchantait.

Elle a rencontré ses premiers Indiens à DeSmet, Idaho (USA) où elle a passé onze ans. Lorsque la supérieure générale et le conseil ont accepté d’ouvrir une première mission au nord de l’Alberta, Soeur Marie-Amédée et cinq compagnes ont été choisies comme fondatrices. Elles sont arrivées à Lesser Slave Lake (aujourd’hui Grouard) le 2 mai 1894. Elle est devenue supérieure de ce petit groupe de missionnaires. La mission se réduisait à deux petites constructions : l’une servait de chapelle et de résidence pour les soeurs, et l’autre, de classe pour les enfants le jour et de dortoir la nuit. Les conditions étaient primitives; on manquait de beaucoup de choses. Bien que la nourriture soit frugale, elle voyait à ce que les aliments soient bien préparés et que les enfants n’en soient jamais privés. Elle adorait les enfants, surtout les petits garnements.

Elle a servi dans les missions du nord pendant 26 ans, utilisant ses talents de fermière, de menuisière et de couturière. Elle abordait les gens avec tact, bonté et patience. Ses connaissances pratiques en soins infirmiers attiraient les malades, qui franchissaient de longues distances pour se faire soigner. Un frère missionnaire qui s’était gravement déchiré le pouce craignait l’amputation, mais avec le temps et les soins de Sœur Marie-Amédée, il s’en est remis complètement. Une autre fois, un jeune Métis s’est présenté avec un bras gangréneux. Les pronostics étaient pessimistes. La soeur l’a soigné, lui sauvant le bras et du coup, la vie.

Lorsque la province Saints-Anges a été érigée canoniquement en 1912, elle y a servi comme assistante provinciale jusqu’en 1917.

On l’a rappelée à la Maison mère de Montréal pour des raisons de santé, mais avant un an, elle suppliait pour retourner dans l’ouest, car elle s’ennuyait trop des Indiens. Sa dernière mission a été celle de St. Joseph, à Cluny, Alberta, où elle est décédée.

Héritage

L’héritage qu’elle nous laisse est l’exemple d’une missionnaire dont le seul but était d’aider ceux et celles qui n’avaient aucun autre secours. Sa foi et son audace nous inspirent.

 

Naissance  20 mai 1847, paroisse St-Marc de St-Hyacinthe, Québec, Canada

Date de profession   16 août 1870, Asile de la Providence, Montréal.

Décès : 14 février 1920, St. Joseph Mission, Cluny, Alberta, Canada

 

Retour