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Émilie Gamelin comme laïque, une dame de charité Fondation des Filles de la Charité Servantes des pauvres (Sœurs de la Providence) Continuation et expansion de l’œuvre de Mère Gamelin Sociétés en effervescence Les Sœurs de la Providence, une communauté internationale, multiculturelle et intergénérationnelle

HISTORIQUE

Fondation des Filles de la Charité Servantes des pauvres (Sœurs de la Providence)

Mgr Ignace Bourget (1840 – 1876), succède à Mgr Lartigue, et devient collaborateur et conseiller d’Émilie, en 1840, à titre d’évêque de Montréal. C’est un homme d’action dynamique, qui connaît parfaitement la vie du diocèse et qui nourrit de grands projets quant à l’organisation de la vie pastorale et sociale de la métropole. Il connaît bien l’œuvre de Madame Gamelin et de ses Dames de charité, et considère leur travail comme un élément qui s’avérera important dans la réalisation de sa vision.

Mgr Bourget entreprend de faire venir des Filles de la Charité de Saint-Vincent-de-Paul de Paris, France, qui se chargeraient d’assumer l’œuvre de Madame Gamelin et d’en assurer la pérennité. Il convient avec cette dernière et les Dames de la Corporation d’ériger une nouvelle maison pour accueillir les Sœurs et l’œuvre de la Providence, qui prendra le nom d’Asile de la Providence.

Or, alors même que la construction du futur Asile de la Providence est en cours, Mgr Bourget apprend que les Filles de la Charité de Paris ne viendront pas. Il décide rapidement de fonder une communauté de Sœurs canadiennes : Les Filles de la Charité, Servantes des Pauvres.

Un mois plus tard, le 25 mars 1843, lors de la fête de l’Annonciation, sept jeunes femmes prennent l’habit de novice. Monsieur Jean-Charles Prince est directeur de la formation religieuse des novices et Madame Gamelin demeure comme directrice laïque de l’œuvre. En mai, les pensionnaires, les novices et Madame Gamelin quittent la « maison jaune » pour s’installer dans le nouvel Asile de la Providence.

Après de longues réflexions et prières avec Monsieur Jean-Baptiste Bréguier dit Saint-Pierre, son confesseur, Madame Gamelin ressent de plus en plus l’appel à la vie religieuse. Mgr Bourget lui demande d’abord de se rendre chez les Filles de Saint-Vincent-de-Paul à Emmitsburg, aux États-Unis, pour y emprunter une copie des Règles de leur communauté. À son retour, Émilie prend l'habit des novices de la Providence, le 8 octobre 1843.

Le 29 mars 1844, Mgr Bourget érige canoniquement la communauté. Sept novices, dont Madame Gamelin, prononcent les vœux de pauvreté, chasteté, obéissance et du service des pauvres, dans la chapelle de l'Asile de la Providence. Le lendemain, Émilie Tavernier-Gamelin est élue supérieure de la communauté, fonction qu’elle occupera jusqu’à sa mort, le 23 septembre 1851.

À la mort de Mère Gamelin, l’Institut de la Providence compte 7 maisons et 53 membres.

Chronologie

  • 1840

    6 novembre 1841

    Érection canonique de l’Association des Dames de charité de l’Asile. Règlement de vie sur le modèle de celui de saint Vincent de Paul pour ses filles de la Charité.

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    2 février 1842

    Émilie prononce le vœu privé de servir les pauvres tant que ses forces le lui permettront.

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    10 mai 1842

    Bénédiction de la première pierre de l’Asile de la Providence qui abritera l’œuvre de Mme Gamelin.

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    Mars 1843

    Mgr Bourget et le chanoine Prince font le choix des 6 premières postulantes du nouvel Institut. Émilie reçoit une 7e postulante.

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    25 mars 1843

    Fête de l’Annonciation; date officielle de fondation de l’Institut de la Providence. Les sept postulantes prennent l’habit de novices.

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    24 mai 1843

    Émilie, les novices et les pensionnaires de la « maison jaune » entrent dans le nouvel Asile de la Providence.

  •  

    11 septembre 1843

    Émilie se rend chez les Filles de Saint-Vincent-de-Paul à Emmitsburg, aux États-Unis, pour y emprunter une copie des règles de leur communauté.

  •  

    8 octobre 1843

    Émilie prend l'habit des novices de la Providence.

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    29 mars 1844

    La communauté des Filles de la Charité Servantes des Pauvres est érigée canoniquement. Sept novices, dont Madame Gamelin, prononcent les vœux de religion : pauvreté, chasteté, obéissance et service des pauvres, dans la chapelle de l'Asile de la Providence.

  •  

    30 mars 1844

    Émilie devient supérieure de la communauté et le sera jusqu’à sa mort en 1851. À partir du 11 novembre 1845, la supérieure portera le nom de Mère.

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    30 novembre 1845

    Acceptation d’une 1ere fondation, à la Longue-Pointe, pour l’enseignement et les visites à domicile.

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    12 mai 1846

    Acceptation d’une 2e fondation à Laprairie pour vieillards et orphelins.

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    26 juin 1847

    Les Sœurs de la Providence remplacent les Sœurs Grises auprès des malades du typhus.

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    11 juillet 1847

    Mère Gamelin organise un refuge pour 150 orphelins du typhus, c’est l’Hospice Saint-Jérôme-Émilien, dans la Maison de Madame Nowlan.

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    28 août 1847

    Mère Gamelin prend la direction de l’école Saint-Jacques pour les filles. Elle sera détruite par le grand incendie de 1852 ; reconstruite en 1853, sous le nom : Orphelinat Saint-Alexis.

  •  

    Avril 1849

    Les Sœurs de la Providence se dévouent auprès des malades du choléra.

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    Juillet 1849

    Les Sœurs de la Providence dirigent l’hôpital Sainte-Camille pour soigner les cholériques.

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    24 août 1849

    Ouverture d’une 3e maison à Sainte-Élisabeth pour éducation et personnes âgées.

  • 1850

    3 mai 1850

    Ouverture d’une 4e maison à Sorel pour éducation, pauvres, malades et infirmes.

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    16 mai 1850

    Mère Gamelin effectue un deuxième voyage aux États-Unis pour visiter les établissements pour malades mentaux et pour acquérir plus d’expérience chez les Filles de la Charité, pour assurer le succès des œuvres et leur développement.

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    22 novembre 1850

    Mgr Augustin-Magloire Blanchet demande des Sœurs de la Providence pour son diocèse de l’Ouest américain.

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    19 février 1851

    S. Albine Gadbois se dévoue pour l’œuvre des sourdes à la maison de la Longue Pointe.

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    23 septembre 1851

    Mère Gamelin meurt du choléra. L’Institut de la Providence compte 7 filiales et 53 membres.