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Le Centre Émilie-Gamelin déploie ses énergies à faire connaître la vie et le charisme de Mère Émilie Gamelin, ainsi que l’œuvre des Sœurs de la Providence.

CAUSE POUR LA CANONISATION D'ÉMILIE TAVERNIER-GAMELIN

Le Bureau de la Cause a été institué en 1960 pour travailler à la béatification et la canonisation d’Émilie Tavernier-Gamelin, fondatrice des Sœurs de la Providence.

Qui est la Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin?
Étapes vers la canonisation
Demande d'intercession
Activités du Bureau de la Cause

Qui est la Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin?

 


PORTRAIT D'ÉMILIE / 1980
Toile à l'huile, par
Lawrence Williams

Cette oeuvre a été réalisée à partir d'une peinture de Mme Gamelin, par Vital Desrochers (20 avril 1843). Elle a été reproduite au laser sur une toile (11x15 pieds) à Rome, pour la "Gloire du Bernin" lors de la Béatification, le 7 octobre 2001.

 

Émilie Tavernier nait le 19 février 1800 à Montréal, la dernière de quinze enfants. Sa famille demeurait sur un lot nommé Terre Providence situé au nord de la ville. Émilie admire sa mère qui, malgré leurs modestes moyens, ne laisse jamais aucun mendiant qui frappe à leur porte repartir les mains vides. 

L’enfance d’Émilie sera jalonnée de dures épreuves: neuf de ses frères et sœurs sont morts en bas âge, elle perd sa mère à l'âge de 4 ans, et son père, à 14 ans. À la mort de sa mère, elle est adoptée par une tante paternelle, qui orientera ses études au pensionnat des Sœurs de la Congrégation de Notre-Dame. À 18 ans, son cœur charitable la conduira à aider son frère, devenu veuf, puis une cousine de Québec, malade, avant de revenir habiter  Montréal, chez sa cousine Agathe Perrault-Nowlan.

À 23 ans, Émilie fait un heureux mariage avec Jean-Baptiste Gamelin, un pomiculteur de 27 ans son aîné. Les époux partagent un intérêt et un amour communs pour les pauvres.

Ce bonheur ne durera que peu de temps. De leurs trois enfants, les deux premiers meurent trois mois après leur naissance. Après seulement quatre années de mariage, Émilie perd ensuite son mari, emporté par la maladie le 1er octobre 1827. Ce décès est suivi quelques mois plus tard, à l’été 1828, de celui de son troisième enfant, alors âgé de 21 mois. En moins de cinq ans, Émilie avait tout perdu.

 


IMAGE DE NOTRE-DAME-DES-
DOULEURS / 1827

Offerte à Mme Gamelin par M. Bréguier, dit Saint-Pierre, p.s.s., son directeur spirituel.

 

Ces pertes douloureuses sont à la base de la vocation d’Émilie. Sur le conseil d'un prêtre sulpicien, Monsieur Jean Baptiste Bréguier dit St-Pierre, elle prie avec une image de Marie, Mère des Douleurs au pied de la croix. Cette méditation éveille en elle une profonde dévotion où elle puisera force et courage: comment pourrait-elle reculer devant un sacrifice après avoir contemplé les douleurs de Marie et les souffrances de Jésus? Elle se sent appelée à manifester sa confiance en la Providence divine et à incarner la compassion de la Mère des Douleurs en allant au-devant des plus nécessiteux. Les œuvres de charité deviennent une consolation à ses souffrances personnelles qui prennent désormais un tout autre sens.

Émilie demeure toujours en sa maison de la rue Saint-Antoine dont elle est propriétaire, avec Dodais, un adolescent handicapé intellectuel, ainsi que la mère de ce dernier, dont Monsieur Gamelin avait soin depuis que le garçon lui avait un jour sauvé la vie. Avant de mourir, Monsieur Gamelin avait demandé à Émilie de continuer à s’occuper d’eux, en souvenir de leur amour.

Dès lors, elle consacre sa vie et met tous ses moyens au service des personnes âgées, des malades et des orphelins de l’épidémie de choléra (1832), des prisonniers de l’insurrection de 1837-1838, et des « aliénés ». Grande dame de Montréal au XIXe siècle, Madame Gamelin marque son époque en organisant la charité dans la métropole grandissante. Un peu plus tard, elle fait le choix de devenir Servante des Pauvres et se consacre à Dieu par un vœu privé, le 2 février 1842.

Mgr Ignace Bourget, Évêque de Montréal, désirait fonder une communauté de sœurs canadiennes dans son diocèse. En 1843, avec l'évêque, Émilie Tavernier-Gamelin fonde la Communauté des Sœurs de la Providence, alors désignée sous le nom de Filles de la Charité Servantes des Pauvres. L’année suivante, Émilie devient la première Supérieure de la Congrégation, à l’âge de 44 ans. Elle poursuit sa mission dans la vie religieuse jusqu’à sa mort, qui survient sept ans plus tard, le 23 septembre 1851.

Les derniers mots qu’elle adresse à ses Sœurs  sont: «Humilité, simplicité, chari…» (té). Les pauvres, les vulnérables et les laissés-pour-compte, à qui elle a consacré sa vie, sont le cœur même de la mission apostolique qu’elle a léguée aux Sœurs de la Providence.

Les gens de la rue surnommaient affectueusement Mère Gamelin la Providence des pauvres ou l’Ange des Prisonniers; elle leur appartenait véritablement. Première Montréalaise d’origine à avoir été élevée par l’Église au rang de bienheureuse, le 7 octobre 2001, les démarches sont présentement en cours en vue de sa canonisation.

 

Pour en savoir plus sur la vie et les œuvres de Mère Gamelin :

>Fil historique:Vie laïque de Mme Gamelin, dame de charité

>Fil historique:Fondation de la Congrégation des Sœurs de la Providence

>Le Centre Émilie-Gamelin (musée d’Émilie et de la Communauté)

Étapes vers la canonisation

Il faut franchir plusieurs étapes canoniques avant qu’une personne soit officiellement reconnue comme sainte par l’Église catholique :

  1. Au service de Dieu : la personne reçoit l’appellation de Serviteur ou Servante de Dieu dès lors qu’est ouvert son procès de canonisation par le Pape.

    Dans la cause de Mère Gamelin, des recherches historiques ont été entreprises en 1960 afin de préparer le dossier exigé par Rome à cette fin. Le 31 mai 1981 – vingt et un ans plus tard – la cause d'Émilie Gamelin est officiellement introduite dans l'Archidiocèse de Montréal, à l'église Notre-Dame, sa paroisse.
  2. Vénérabilité : si, à l’étude du dossier soumis à Rome, l'héroïcité des vertus (ou le martyre) de la personne est attesté, elle est déclarée vénérable.

    En 1983, la Commission historique terminait l’étude de la documentation colligée. Un tribunal diocésain entendait les témoins et soumettait à Rome les documents exprimant le grand désir que soit reconnue la sainteté de vie de la Servante de Dieu.

    En 1989, un volumineux ensemble de preuves sur la renommée de sainteté, la vie et les vertus d'Émilie, qui s'est vouée à la cause des pauvres et des démunis, est présenté à la Congrégation pour les Causes des Saints. Ce dossier se nomme : « Positio ».

    Historiens et théologiens de Rome se sont alors penchés sur le dossier en demandant au Pape Jean-Paul II de reconnaître les vertus héroïques d'Émilie Tavernier-Gamelin. Le Saint Père la proclame Vénérable le 23 décembre 1993.
  3. Béatification : suite à l’étude d’un miracle attribué à son intercession et celle d’une vie jugée exemplaire, la personne est proclamée bienheureuse.

    En 1983, l’action de Dieu se manifeste et un miracle se produit: Yannick Fréchette, un jeune garçon de 13 ans, est guérit de la leucémie grâce à l’intercession de Mère Gamelin! Émilie a transmis à Dieu les prières confiantes qui lui ont été adressées pour sa guérison.

    En 1997, le dossier médical est soumis à l'étude des médecins de Rome qui, en 1999, émettent un jugement positif unanime sur ce cas jugé inexplicable par la science médicale.

    Le 18 décembre 2000, le Pape Jean-Paul II reconnaît la vertu et l'intercession d'Émilie Tavernier-Gamelin, de même que l'authenticité du miracle. Il la présente au peuple chrétien en tant que bienheureuse, le 7 octobre 2001, à la Place Saint-Pierre, et permet un culte public, selon les circonstances.
  4. Canonisation : finalement, après la reconnaissance d’un deuxième miracle, la personne bienheureuse peut se voir accorder le statut de sainte, et son culte devient alors universel.

    Depuis le jour de sa béatification, Émilie Gamelin est donnée en exemple comme modèle de charité compatissante et de la pratique héroïque des vertus chrétiennes. Elle est aussi reconnue pour son engagement laïc et comme fondatrice d’une congrégation religieuse apostolique, les Sœurs de la Providence.

    Dans la poursuite de la préparation nécessaire entourant l’ultime étape de la canonisation, le Bureau de la Cause œuvre, depuis maintenant 48 ans, à faire connaître Émilie Tavernier-Gamelin, à promouvoir sa dévotion et à étendre la reconnaissance publique de ses mérites.

 

Intercessions par la Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin

Nous vous invitons chaleureusement à lire notre bulletin, Échos d’Émilie, publié depuis 1978 et distribué à plus de 4000 fidèles. Vous y apprendrez de nombreux faits intéressants sur sa vie et ses vertus, et vous prendrez également connaissance des nombreuses faveurs obtenues par son intercession.

Pour solliciter des faveurs ou relater celles que vous avez reçues par l'intercession de la Bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin, remplissez le formulaire en ligne ou communiquez directement avec S. Yvette Demers,s.p., secrétaire du bureau de la Cause.

 

Activités du Bureau de la Cause

À l'occasion, le Bureau de la Cause participe à des entretiens pour présenter l’histoire et l’œuvre de la vie d'Émilie Gamelin.

Des pèlerinages retraçant les pas d’Émilie à travers la ville de Montréal peuvent aussi être organisés par le Centre Émilie-Gamelin.

Ces événements sont annoncés sur la page d’accueil lorsqu’ils ont lieu; visitez ce site régulièrement!

En attendant le plaisir de vous voir, nous vous convions à ce pèlerinage virtuel vers quelques monuments, érigés en divers pays, en l’honneur de Mère Gamelin ou des pionnières à sa suite.

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